• Distribution canadienne : Introduction

    Distribution canadienne : Introduction

    Dès le début du 20e siècle, aux États-Unis, deux compagnies de disques allaient monopoliser le marché : Columbia, puis Victor (plus tard : RCA-Victor). S'ajoutent Decca, au début des années 1930, puis Capitol, pour les années 1940. Ces entreprises étaient si puissantes qu'elles ont rapidement établi des bureaux au Canada pour distribuer leurs disques. Les plus petites compagnies étaient, pour la plupart, des embranchements de ces quatre géants. Mais les autres ? Il y en avait très peu, sauf après la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi ?

    Tout simplement parce qu'avant cette date, les stations de radio faisaient peu tourner des disques. Elles le feront progressivement après le conflit, créant ainsi une demande pour davantage de disques et c'est ainsi que plusieurs compagnies nouvelles ont vu le jour, certaines appelées à un haut destin (Atlantic, par exemple) et d'autres tomberont dans l'oubli après quelques années. Il va de soi que ces nouvelles entreprises ne pouvaient pas ouvrir un bureau au Canada et faire ainsi connaître leurs disques au public via des passages à la radio.

    C'est alors qu'entrent en jeu les distributeurs canadiens. Notons que deux d'entre eux, Apex et Sparton, avaient auparavant distribué des 78 tours yankees. Le coup d'envol et la formule sera établie par la maison Quality, de Toronto. Les autres ne feront que l'imiter. Ces compagnies canadiennes signaient des ententes avec les petites firmes américaines, à condition que leurs produits soient commercialisés sur des étiquettes canadiennes. Tous les styles de musique ont eu droit à ces faveurs, sauf peut-être le blues.

    Cette pratique ira en diminuant dès le milieu des années 1960, les compagnies américaines préférant voir leur raison sociale sur l'étiquette du disque. Dès les années 1970, on ne voit plus de 45 tours américains avec un détournement d'identification, bien qu'ils étaient toujours distribués par des maisons canadiennes.

    Les huits articles suivants relatent brièvement les associations canado-américaines du monde du disque au Canada.

    La plupart de ces compagnies de distribution ont un peu touché à la production, afin de faire connaître la musique locale à ses citoyens. Voici quatre cas. J'ajoute le nom de l'étiquette après l'année.

    BEAU-MARKS : Billy Billy Went A Walkin' (1960 - Quality) Des Québécois francophones ayant adopté la langue anglaise pour s'exprimer. Ils seront très populaires au Québec et au Canada au début des années 1960.

    HOU LOPS : Mother In Law (1964 - Apex) Les tentatives anglaises de ce groupe québécois étaient très réussies. Ce titre sera populaire au Québec, mais deviendra un immense succès en... Belgique !

    LUCILLE STARR : French Song (Quand le soleil dit bonjour aux montagnes) (1964 - Barry) Lucille Savoie ! (Notre photo) Une francophone du Manitoba emprunte un air western popularisé au Québec pour cette version bilingue qui sera populaire aux États-Unis, chez les amateurs du style.

    POPPY FAMILY : Which Way Are You Going Billy (1970 - London) Un groupe de Vancouver formé autour de Susan et Terry Jacks, frère et soeur.

     


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