• Source : Le jazz Brubeck et la java Nougaro

    Claude Nougaro adorait le jazz ! À quelques occasions, il a ajouté des paroles à des pièces instrumentales de jazz. Thelonious Monk, Wayne Shorter, Louis Armstrong, Cannonball Adderly ont fait partie du traitement. Le plus célèbre cas est une pièce de Dave Brubeck, si bien que beaucoup de Français ignorent qu'il s'agit d'une création américaine et que, bien sûr, les Américains pensent que Nougaro est une marque de tablette de chocolat.

    CLAUDE NOUGARO : Le jazz et la java (1962)

    DAVE BRUBECK QUARTET : Three To Get Ready (1959)


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  • Thème : Jazzé

    Ce n'est pas du jazz, mais les artistes en cause connaissent cette musique, ont recours à des musiciens du milieu, pour offrir une musique pop près de l'esprit jazz. Le phénomène semble né au cours de la décennie 1970, mais je m'en voudrais de ne pas citer un précurseur : Georgie Fame, au cours des années 1960. Depuis, le style jazzé n'a cessé d'être présent.

    SEALS & CROFTS : Diamond Girl (1973) La seule incursion de ce duo dans le style se concentre sur leur premier microsillon.

    JONI MITCHELL : Help Me (1974) Après sa période folk, elle ajoutera cette instrumentation pour ses albums du milieu de la décennie, avant de se lancer, un peu plus tard, dans un jazz pas très intéressant.

    STEELY DAN : Any Major Dude Will Tell You (1974) Fagen et Becker ont une culture jazz, mais n'ont jamais enregistré tout à fait du véritable jazz. Des spécialistes du jazzé, comme notre invité suivant.

    MICHAEL FRANKS : Popsicle Toes (1976) Un extrait de Art Of Tea, son premier microsillon, illustré ci-haut. Dans le style, ce disque est un incontournable. Franks ajoutera un peu de bossa nova dans sa riche démarche.


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  • Thème : Chansons en rose

    Pas besoin de présentation !

    Psychedelic Furs, Pretty In Pink (1986)

    John Mellencamp, Pink Houses (1984)

    Natalie Cole, Pink Cadillac (1986)

    Prince, Pink Cashmere (1993)


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  • Thème : Néo-60

    En 1972, Lenny Kaye, futur musicien de Patti Smith, lance sur le marché un disque de compilation du nom de Nuggets, composé de 45 tous obscurs de formations rock des années 1965 à 1967, avec une insistance sur 1966. Certaines de ces pièces étaient connues, mais oubliées. Nuggets aura une énorme influence sur les jeunes formations rock des années 1970, désirant retrouver les racines simples de leur musique favorite, ou ne pas devenir Rod Stewart en limousine ou Emerson Lake & Palmer accompagnés par un orchestre classique.

    Les premiers groupes à se réclamer de Nuggets sont les punks, parfois avec une approche débridée, parfois plus pop (Les deux premiers disques de Blondie, par exemple). Au même moment paraissaient sur le marché une série de disques intitulés Pebbles, creusant un peu plus profond dans les "déchets garage" des années 1960 et qui seront très prisés par les amateurs du genre. Les deux initiatives allaient redonner au rock, du moins à un certain rock, son approche simple, mélodique, efficace, sans oublier son humour.

    FLESHTONES : Deep In My Heart (1983) Pas de doute que les Fleshtones étaient festifs. Il y a des joyeux débordements sur leurs disques.

    GRUESOMES : Way Down Below (1987) De Montréal, un quatuor populaire dans un milieu marginal. Avec leurs guitares fuzz, les Gruesomes nagaient dans les zones ombragées les plus reculées de la série Pebbles.

    PANDORAS : That's The Way It's Gotta Be (1986) Une formation féminine de Californie, avec beaucoup de changements de pesonnel. Leur disque Stop Pretending, d'où est extrait la pièce que je vous offre, est essentiel.

    CALAMITÉS : Malhabile (1984). Trois adolescentes françaises qui, à la manière des Gruesomes, devaient connaître les Pebbles par coeur. Les paroles de leurs chansons sont bien tournées. (Notre photo) 


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  • Thème : Néo 60 ( 2 )

    La seconde vague néo-60 se détachait du style punk, pour adopter une approche rock plus largement centrée sur les chansons mélodiques. À ce moment, au début des années 1980, les microsillons Pebbles se multipliaient, ainsi que des compilations de divers groupes tels les Standells, le Chocolate Watch Band, We The People, etc. Ce qui était très sain est que le mouvement néo-60, sans une once d'approche nostalgique, nous a alors présenté des formartions populaires, appréciées par des gens n'ayant jamais entendu les groupes Nuggets de leur vie. La décennie 1980 était encombrée de synthés abusifs et répétitifs, alors que mes invités portaient guitare-basse-batterie. Je crois que c'est la musique la plus excitante des années 1980. Au delà des huit chansons que je vous ai présentées, citons des gens comme Squeeze, les Go Go's, Los Lobos, REM (Au début, inspirés des Byrds), Cramps, Plimsouls, etc. Il existe toujours, de nos jours, des formations néo-60, mais elles sont peu médiatisées. Tentez votre chance avec les Richmond Sluts et les Empty Hearts. 

    HOODOO GURUS, I Was A Kamikaze Pilot (1984) Des Australiens mêlant rock et pop légère. De bons compositeurs !

    SMITHEREENS, Strangers When We Meet (1986) Solide groupe rock influencé par les Beatles, comme si le Fab Four avait joué comme les Stones. Les Smithereens (Notre photo) sont toujours actifs de nos jours.

    BANGLES, Hero Takes A Fall (1984) Présence étonnante, peut-être. Les Bangles des deux premiers albums reprenaient des pièces des Grass Roots et des Merry-Go-Round. Référentielles, hein ! L'accent était mis sur les harmonies vocales, la simplicité directe de la musique.

    ROMANTICS, What I Like About You (1979) Ce n'est pas le groupe qui est en cause, mais bien la chanson. On jurerait un extrait d'un disque Pebbles, ou un invendu obscur de 1966. Il y a certes une tentative d'imitation chez les Romantics, mais seulement le temps de cette formidable chanson accrocheuse.


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