• Thème : Villes

    BEAU DOMMAGE : Montréal (1974) Maintes fois, Beau Dommage a célébré Montréal et sa région. Cependant, avec cette chanson, le groupe donne de la ville une image plutôt sombre...

    MAXIME LeFORESTIER : San Francisco (1972) Ce jeune français barbu nous parle davantage des hippies de San Francisco que de la ville.

    PIERRE LALONDE : Winnipeg (1974) Le compositeur Stéphanne Venne offre un portrait ironique de la capitale du Manitoba, qui avait alors la réputation d'être la grande ville la plus morne du Canada.

    BERTRAND GOSSELIN : Portrait d'Amsterdam (1991) J'avais une amie qui habitait une petite ville de la région parisienne et qui avait loué un modeste logement à Amsterdam, où elle passait de plus en plus de temps, parce que "Je ne suis personne, à Amsterdam". Elle m'avait fait aimer cette ville par ses récits enthousiastes, ses photographies. Je lui avais fait parvenir cette chanson et elle m'avait dit que c'était une description très juste. (Photo ci-haut : Amsterdam)


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  • Thème : Rues

    BEATLES : Penny Lane (1967) Photo ci-haut : la véritable Penny Lane, à Liverpool, dans le quartier de l'enfance de John Lennon.

    RENÉE CLAUDE : La rue de la Montagne (1970) Une autre véritable rue, de Québec. À l'époque de la chanson, c'était la rue des peintres publics, des poètes, etc. Dans la chanson, c'est la rue des hippies et un lieu "où rien n'est interdit." Cela a sans doute beaucoup changé...

    GERRY RAFFERTY : Baker Street (1978) Une des intros les plus distinctives de l'histoire de la musique populaire.

    DAVID BOWIE & MICK JAGGER : Dancing In The Street (1985) Une reprise d'un titre 1965 de Martha & The Vandellas.


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  • Sources : On Broadway

    Pour beaucoup de gens, On Broadway est une chanson de George Benson. Ksss... Ksss... Je vous pardonne, mais, tout de même, soyez plus attentifs lors de votre cours Rock-110. Les Drifters ! Voilà où Benson avait déniché On Broadway, bien qu'il faudrait le lui demander, car entre 1963 et 1978, il y a eu plusieurs interprétations.

    Le fait intéressant est que le succès des Drifters suivait deux échecs consécutifs, cela la même année. La toute première version enregistrée fut celle des Cookies, avec un rythme davantage appuyé. Cependant, Phil Spector a fait enregistrer une version abusive par ses Crystals et ce disque a été commercialisé avant celui des Cookies et... Vous me suivez ? Soyez attentifs, parbleu ! Devant tant d'insuccès,  les producteurs Jerry Leiber et Mike Stoller ont modifié quelques paroles, ralentissant le rythme, pour la version des Drifters. La chanson a été composée par le couple Barry Mann et Cynthia Weil.

    GEORGE BENSON : On Broadway (1978)

    DRIFTERS : On Broadway (1963)

    CRYSTALS : On Broadway (1963)

    COOKIES : On Broadway (1963) 


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  • Thème : Nostalgie

    Dès les années 1940, dans le domaine de la chanson populaire, il y eut des vagues de nostalgie pour d'autres époques. Celle de la période 1966-1969 me semble particulière, parce qu'il n'y a pas eu vraiment d'artiste s'y consacrant entièrement, mais des incursions ça et là sur des microsillons. Il s'agissait de présenter la musique des années 1920, mais, de ce point de vue, c'était en partie raté. Parlons plutôt d'une perception de cette musique, le tout sous le signe de l'humour. Pourquoi tout ceci ? J'ai toujours pensé que les chanteurs et chanteuses folk l'avaient fait avant ces artistes pop 66-69. Voir Jim Kweskin et l'article suivant.

    NEW VAUDEVILLE BAND : Winchester Cathedral (1966) Le pseudo porte-voix, les cuivres : tout ceci n'existait pas au cours des années 1920, mais le public de 1966 n'y a vu que du feu.

    TINY TIM : Tip Toe Thru' The Tulips With Me (1968) (Notre photo) Un personnage excentrique, hautement médiatisé, cachant le fait que cet homme était un collectionneur de disques anciens et qu'il connaissait mieux que quiconque les années 1920. Cette chanson provenait de Nick Lucas (1929). Je souligne que la voix de fausset de Tiny Tim n'était pas la sienne, qu'il a chanté ainsi le temps de cette pièce.

    BONZO DOG BAND : Hello Mabel (1968) Les Bonzos ont souvent trafiqué des pièces des "années folles", ajoutant des paroles différentes à des vieux disques obscurs. L'approche en était une de comédie. La preuve : il n'y avait aucun disque de 1928 où on pouvait croiser un troupeau de moutons, comme ici.

    BEATLES : When I'm 64 (1967) Même McCartney, hein !

    MAMA CASS ELLIOTT : Dream A Little Dream Of Me (1968) Parfois crédité comme un disque des Mamas & Papas, alors qu'il s'agit bel et bien d'un enregistrement solo de Mama Cass. Une chanson de Wayne King, de 1931.


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  • En vedette : Jim Kweskin's Jug Band

    La musique jug était considérée, au cours des années 1920, comme le blues des pauvres. Des musiciens ne pouvant s'acheter des instruments et qui, pour les remplacer, soufflaient dans des cruches ou des harmonicas à deux sous. Joyeuse musique, à vrai dire, mais qui ne survivra pas aux années 1930. Le retour de la musique jug faisait partie de la scène folk américaine, où les jeunes mélomanes appréciaient tout ce qui était "authentiquement ancien", comme le blues, le ragtime et pourquoi pas le jug ? Jim Kweskin ne fut pas le premier à remettre ces joyeux airs au goût du jour, mais son groupe était le meilleur. Kweskin lui-même était très encyclopédique et connaissait tout ce qui avait été "dans le coup" au cours de la décennie 1920 : blues, premiers disques de jazz, musique de cow-boy, etc. Ce groupe fut une formidable machine à faire sourire !

    Sur la photo, Kweskin est le moustachu. Qui est la jeune femme ? Maria D'Amato, violoniste, qui se fera connaître jusqu'à ce jour sous son nom d'épouse : Maria Muldaur. D'ailleurs, récemment, Maria a enregistré un disque de jug (Garden Of Joy), en souvenir de ses débuts avec la bande à Jim. Le groupe sera actif de 1963 à 1969. Kweskin chante toujours, de nos jours.

    1 Crazy Words Crazy Tune (1963)

    2 Blues My Naughty Sweetie Give To Me (1965)

    3 Somebody Stole My Gal (1965)

    4 If You're A Viper (1967)


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